La rentrée des classes a été, aux dires de mes parents, difficile pour moi. J'ai eu beaucoup de mal à accepter de passer une partie de la journée sans ma mère. J'y étais habitué pour mon père qui travaillait et mes frère et s½ur qui allaient à l'école. La seule personne que je n'avais pratiquement jamais quitté les trois premières années de ma vie, c'était ma mère. Et, allez savoir pourquoi, alors que c'était finalement un peu pour tous les enfants de mon âge la même chose difficile à vivre, j'étais un de ceux qui avaient le plus de mal à m'y faire! Aujourd'hui encore, je me demande pourquoi: il ne me semble pas que j'ai été plus choyé par ma mère que la plupart des autres enfants.
Enfin, rassurez-vous, cela ne m'a pas empêché de m'amuser comme tout le monde à l'école et à évoluer comme tout le monde. En cette première année d'école, j'ai eu deux principaux copains: un garçon et une fille. Le gars, bien qu'on se fréquentait de moins en moins au fil du temps, est resté dans ma classe une bonne dizaine d'années! Il s'appelait François et je sais (et je me souviens assez bien) que, pendant les trois/quatre premières années d'école, on était très liés et on s'amusait bien avec des jeux plus originaux les uns que les autres. Quant à la fille, elle nous suivait tout le temps, jouait tout le temps avec nous, peut-être par amour pour l'un de nous deux, mais a malheureusement déménagé loin de chez nous en juin 1671. On aura quand même joué ensemble deux ans durant et j'en garde un bon souvenir (bien qu'il soit forcément assez flou). Depuis, je ne l'ai jamais revue. J'ai même fini par l'oublier. Elle s'appelait Nathali.
D'autres copains s'ajoutaient à ces deux principaux, mais je ne peux l'affirmer que parce qu'on me l'a raconté. On me parle souvent de ceux qui sont passés quelque fois à la maison, comme Lucien, Ive, Pière, Vanille et Claude. Je n'ai en tête que leurs visages, grâce aux photos de classe.
En classe, justement, j'étais un élève assez sage, sans problème. Je me souviens seulement d'une fois où j'avais insulté l'institutrice. C'était en fin d'E.D.3. Elle nous expliquait qu'après les grandes vacances, on reviendrait ici pour enfin apprendre à lire. Enervé (Je suppose), je lui ai crié: <<Moi, je sais déjà lire, connasse!>>. Plusieurs questions me viennent à l'esprit à chaque fois que je me ressasse ce souvenir. D'abord, où ai-je appris ce mot si peu employé à l'époque et beaucoup plus blessant que maintenant? Ce n'était sûrement pas à la maison! A l'école, alors? Je ne vois que ça comme possibilité. D'autre part, pourquoi j'ai dit ça? J'étais peut-être dans un moment où je voulais montrer à toute la classe que j'étais grand et que je savais parler à des adultes et comme des adultes. N'empêche, c'est bizarre! D'autant plus que c'était faux: je ne savais pas lire à cette époque! J'ai commencé à apprendre la lecture en septembre 1672, à six ans, comme tous ceux de mon âge!
En tous cas, je me souviens bien que la maîtresse ne s'était pas laissée faire, qu'elle avait prévenu mes parents et que ces derniers ne m'ont pas fait de cadeau. Normal! Toujours est-il que, depuis, j'ai toujours évité d'être grossier. Ca m'est quand même arrivé, mais rarement.
Ce souvenir est donc l'un des premiers vraiment précis que j'ai toujours conservé.
Puis, est venu le temps des devoirs à la maison. Aïe!
Photo: Près de chez moi, probablement pendant le mois de novembre 1670, en compagnie de mes inséparables compagnons de jeu: François et Nathali.
Enfin, rassurez-vous, cela ne m'a pas empêché de m'amuser comme tout le monde à l'école et à évoluer comme tout le monde. En cette première année d'école, j'ai eu deux principaux copains: un garçon et une fille. Le gars, bien qu'on se fréquentait de moins en moins au fil du temps, est resté dans ma classe une bonne dizaine d'années! Il s'appelait François et je sais (et je me souviens assez bien) que, pendant les trois/quatre premières années d'école, on était très liés et on s'amusait bien avec des jeux plus originaux les uns que les autres. Quant à la fille, elle nous suivait tout le temps, jouait tout le temps avec nous, peut-être par amour pour l'un de nous deux, mais a malheureusement déménagé loin de chez nous en juin 1671. On aura quand même joué ensemble deux ans durant et j'en garde un bon souvenir (bien qu'il soit forcément assez flou). Depuis, je ne l'ai jamais revue. J'ai même fini par l'oublier. Elle s'appelait Nathali.
D'autres copains s'ajoutaient à ces deux principaux, mais je ne peux l'affirmer que parce qu'on me l'a raconté. On me parle souvent de ceux qui sont passés quelque fois à la maison, comme Lucien, Ive, Pière, Vanille et Claude. Je n'ai en tête que leurs visages, grâce aux photos de classe.
En classe, justement, j'étais un élève assez sage, sans problème. Je me souviens seulement d'une fois où j'avais insulté l'institutrice. C'était en fin d'E.D.3. Elle nous expliquait qu'après les grandes vacances, on reviendrait ici pour enfin apprendre à lire. Enervé (Je suppose), je lui ai crié: <<Moi, je sais déjà lire, connasse!>>. Plusieurs questions me viennent à l'esprit à chaque fois que je me ressasse ce souvenir. D'abord, où ai-je appris ce mot si peu employé à l'époque et beaucoup plus blessant que maintenant? Ce n'était sûrement pas à la maison! A l'école, alors? Je ne vois que ça comme possibilité. D'autre part, pourquoi j'ai dit ça? J'étais peut-être dans un moment où je voulais montrer à toute la classe que j'étais grand et que je savais parler à des adultes et comme des adultes. N'empêche, c'est bizarre! D'autant plus que c'était faux: je ne savais pas lire à cette époque! J'ai commencé à apprendre la lecture en septembre 1672, à six ans, comme tous ceux de mon âge!
En tous cas, je me souviens bien que la maîtresse ne s'était pas laissée faire, qu'elle avait prévenu mes parents et que ces derniers ne m'ont pas fait de cadeau. Normal! Toujours est-il que, depuis, j'ai toujours évité d'être grossier. Ca m'est quand même arrivé, mais rarement.
Ce souvenir est donc l'un des premiers vraiment précis que j'ai toujours conservé.
Puis, est venu le temps des devoirs à la maison. Aïe!
Photo: Près de chez moi, probablement pendant le mois de novembre 1670, en compagnie de mes inséparables compagnons de jeu: François et Nathali.


